“C’est en ville” et ça se passe à Limonest !

KAREN CHOCOLAT CROQUE LA VIE À PLEINES DENTS

“C’est en ville” est un magazine gratuit du quotidien régional Le Progrès. Il met en avant les profils originaux, les gens qui bougent et les idées nouvelles.


Karen Bonnet a préféré les chambres d’hôtes aux multinationales.

Passion. Karen Bonnet, alias Karen Chocolat, a quitté son job dans le marketing pour créer une maison d’hôtes où elle dispense des cours sur la fabrication du chocolat.

Son activité est unique en France. Karen Bonnet est tombée dans le chocolat sur le tard, suite à une rencontre qui a bouleversé sa carrière professionnelle. Cette workinggirl a rencontré Christine Grosjean sur son lieu de vacances, au camping. L’histoire de la chocolatière de Brignais l’a passionnée. « Ça a été une révélation, explique cette pétillante trentenaire. C’est l’arrivée de mes enfants qui a modifié mes repères et fait resurgir mes vraies valeurs ainsi que ce désir entrepreneurial latent ». Alors cadre au sein de grandes sociétés internationales, Karen a éprouvé au bout de 15 ans un furieux besoin de revenir à un travail manuel. « Petite, je rêvais de devenir chanteuse, développe Karen. Mais j’ai toujours été très manuelle. À la maison, j’aidais mon père à bricoler et ma grand-mère en cuisine. »

Karen Bonnet Interview Journal Le Progrès
Artisan Chocolatier Limonest

La jeune femme passe alors son CAP de chocolatier. À l’automne dernier, elle aménage cinq chambres d’hôtes, classées quatre épis Gîtes de France, à son domicile et une cuisine pour dispenser des stages de chocolaterie. « J’adore organiser des pauses gourmandes » confie Karen, qui propose une vraie expérience autour du chocolat à ses clients, des entreprises en séminaire ou des groupes. La maîtresse des lieux raconte l’histoire du chocolat depuis les Mayas jusqu’aux grandes maisons d’aujourd’hui et le processus de fabrication depuis la cabosse et la fève. Côté pratique, elle enseigne la fabrication, distille ses tours de main et assure sa propre production, « pour le plaisir ». Tombée amoureuse du chocolat, « un produit en phase avec tout ce que j’aime », Karen s’est construit « un métier qui me nourrit au quotidien. Et comme j’ai une passion pour la sculpture, aujourd’hui je la pratique sur le chocolat. »

Épanouie, passionnante et passionnée, Karen Bonnet ne regrette rien de sa vie d’avant. « Mon parcours, ce n’est pas une fuite, précise-t-elle. Je m’éclatais dans mon job. ».

Karen Bonnet a adoré passer son CAP de chocolatier : « On est tous habillés de la même manière. Les apparences et les filtres sociaux tombent. »

Article de Patrice Pessia

Chocolat Artisanal Fait Maison

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